Le défi interculturel en entreprise

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Peu d’entreprises aujourd’hui restent purement nationales ou régionales. Ce constat a par ailleurs de moins en moins rapport avec la taille de l’entreprise, et l’on voit un nombre grandissant de petites structures qui développent leur activité internationale. Les entreprises se trouvent ainsi face à des problématiques interculturelles affectant à la fois leurs personnels expatriés et les équipes composées des nationalités différentes. En résultent des risques d’incompréhension, d’inefficacité opérationnelle, de faux-pas… pouvant avoir des conséquences majeures pour l’entreprise. Si le management de ces équipes multiculturelles est au cœur de ce challenge, c’est bien chaque membre de l’équipe qui est concerné.

Les équipes internationales sont constituées sur la base de leurs compétences métiers, mais il important de les éveiller aux problématiques interculturelles et de les équiper de grilles de décodages, outils et techniques qui leur permettront de mieux travailler ensemble.

A chaque entreprise son contexte interculturel, et donc ses besoins particuliers. Au travers de mes différentes interventions sur le thème, je retiens toutefois quelques points essentiels.

  1. Les stéréotypes et généralisations sont le premier ennemi des équipes interculturelles. Souvent profondément ancrés et culturels, ils ne sont pas toujours identifiés à temps, ou sont parfois acceptés comme inévitables. Ils peuvent cependant être lourds de conséquences pour les équipes et l’entreprise. En apportant un décodage des mécanismes à l’origine de ces stéréotypes, et en illustrant ses travers dans l’entreprise, on ouvre l’équipe à une conscience dans la collaboration.
  2. Les difficultés de communication, souvent mises sur le compte de problèmes linguistiques, sont en réalité bien plus complexes. Les filtres culturels, affectant de multiples dimensions telles que la perception des autres cultures, la temporalité, la discipline, l’autorité, le formalisme, le langage corporel…, doivent être à l’esprit de chaque membre de l’équipe et bien-sûr de leur manager. Une discipline, des « trucs et astuces » doivent être intégrées dans les pratiques de l’équipe.
  3. La différence entre la notion de culture nationale (ou régionale) et la notion de culture d’entreprise. Cette dernière étant naturellement affectée par la première, mais également par d’autres facteurs propres à l’entreprise et à son leadership. Par ailleurs, les composantes de la culture d’entreprise sont plus facilement apprises ou « désapprises » que celles des cultures nationales, plus profondes et ancrées.

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Jean-Christophe_Depraetere_DMJ_Consultants

Ma sensibilité aux problématiques interculturelles s’est construite autour de mon expérience de vie qui m’a amené à vivre – enfant et adulte – en France, en Grande Bretagne, en Suisse et au Canada.

N’hésitez pas à me contacter pour une intervention potentielle dans votre entreprise.

Jean-Christophe Depraetere